Le Livre

 

 

Sortie Printemps 2020

 

 

« L’Amour médecin. » Peut-être que ce titre vous interroge. Ce livre parlera de santé, de médecine, de spiritualité et de science. Surtout, il parlera d’amour. Cette « chose » qui sous-tend toutes les autres.

 

« Maithree karunyam artheshu, sakye preethirupekshanam

 Prakrithistheshu bhootheshu, vaidyavrithi chathurvidham »

Charak Samhita

(Les qualités essentielles d’un médecin sont l’amour et la compassion envers les patients, la confiance en un diagnostic et son traitement, tout en respectant les règles de la nature.)

Je n’ai pas écrit ce livre pour alimenter des controverses ou prétendre avoir touché un quelconque absolu auquel de toute façon nous n’arriverons jamais. C’est un livre qui s’adresse à ceux qui croient que se faire la guerre ne résoudra rien, qui ne peuvent vivre dans des ornières et des clivages et à qui conviennent de larges horizons.

Un conférencier que j’aime beaucoup, Van Jones, se plait à affirmer « qu’il y a une raison pour laquelle Martin Luther King n’a jamais dit ‘J’ai un problème.’ C’est que le problème inspire rarement l’action et l’engagement.- mais le rêve, ça oui. »

Je crois en effet que les problèmes sont grands, mais que ce n’est pas cela qui importe. Ce qui importe c’est ce que l’on fait aujourd’hui, et ce que l’on veut voir naitre demain.

Alors, je vous invite à contribuer avec tant d’autres d’acteurs déjà à l’œuvre, à ce rêve collectif d’une médecine intégrative qui nous donne de l’espoir et nous inspire à agir.

Je dédie ce livre à tous ceux qui ne croient plus, qui n’ont jamais cru, qu’il existait des divisions entre les hommes, des limites – il a été écrit pour eux. Je dédie ce livre aux médecins et thérapeutes du monde entier, à tous ceux soucieux de la Vie, à tous ceux qui aspirent à un point de rencontre entre toutes les démarches et une approche à la fois individuelle, holistique et naturelle au possible.

Je ne suis experte en aucun système de médecine mais j’ai été experte pour en être le cobaye volontaire une grande partie de ma vie, pour avoir essayé des traitements allopathiques, homéopathiques, ayurvédiques, chinois, diverses thérapies, régimes et postulats, afin de trouver du sens dans ce qui nous est proposé ou finalement, de tacher d’en créer un.

Pour ce livre, je partais du principe que nous étions tous vraiment différents et en même temps similaires, mûs par une ou des forces sous-jacente qui à la fois étaient semblable en tous et chacun mais pouvait différer dans leurs modes et leurs aspects.

Je partais du principe que tout communiquait avec tout et que la médecine moderne, par son approche spécialisante était beaucoup trop réductionniste et qu’à force de se concentrer sur un point, on en omettait la beauté de l’œuvre et donc son sens et son fonctionnement. Je partais du principe qu’il fallait en finir avec les « maladies des organes » et que l’on devait s’intéresser plus à la personne qu’à ses problèmes. Qu’il nous fallait une médecine de la vie et non de la maladie.

Je partais du principe que tout traitement qui généralise ne pouvait donc qu’omettre des paramètres bien précieux et cruciaux et que donc c’était, si non voué à l’échec, voué à rester superficiel ou palliatif.

Je partais du principe que chaque médecine est issue d’une même source et porte en elle une part de vérité, mais n’est pas la vérité en elle-même, et qu’il nous incombait de réintégrer et utiliser les expertises de chacune. De se laisser guider par l’Amour et non  par l’ego, l’argent ou l’avarice.

Je partais du principe que le thérapeute devait être choisi en fonction de ce qu’il est et non de ce qu’il a (certificats, diplômes). Pour son cœur et ses compétences qui en découlent : honnêteté, intelligence, ouverture, imagination, etc.

Plongeant de plus en plus dans divers courants de médecine et ayant une volonté analytique et comparative, je me rendais compte que les clivages n’étaient basés que sur un défaut de langage commun et une différence d’angle de vue. L’Ayurvéda parle de Pandu, la médecine chinoise de vide de Qi de Sang et la médecine moderne d’Anémie. La médecine moderne parle de sucs gastriques et transformations enzymatiques, la médecine ayurvédique parle de Pitta. Ce n’est pas exactement la même chose, mais c’est relié, fondamentalement. Les médecines dites « alternatives » ou « ancestrales » ont le travail de se moderniser en se rendant accessibles et claires utilisant un langage « scientifique » et les « scientifique » n’ont plus à faire la sourde oreille pour assoir leur monopole. Quant à la vision, est-ce que parce que je sais que la rose est composée de vitamines, de chlorophylle, eux même composés d’oxygène et de carbone, cela changera le fait que c’est une rose ? La médecine moderne s’attardera sur ses composés, et les médecines ancestrales verront les deux, s’attardant sur la vision globale.  La médecine intégrative à naitre devra s’accorder sur une terminologie ou des concordances, et sur une corrélation des visions.

Je crois personnellement que la santé pour tous, et la santé réelle ne peut se faire sans que tous les plus grands systèmes de médecine se donnent la main et posent les bases d’une nouvelle approche, sérieuse, intégrative et holistique. Et je suis sûre que vous le croyez aussi. Que vous l’attendez.

Dans ce livre, je cite de nombreux textes sacrés de différentes cultures, des textes dits hermétiques, des postulats de bon sens et simples remèdes de nos ancêtres tout comme nos plus récentes découvertes, pour l’articuler autour du lien fondamental  de l’Amour.

 

 

Contenu

 

 

1) La médecine de l’Amour, l’Amour de la Médecine

  • Renaitre la médecine

Histoire et origines, étude comparative

  • Redéfinir la médecine

Vers un modèle relationnel, collaboratif et intégratif.

  • Médecine : art, science, religion ?

  • Redéfinir le médecin

De la relation médecin-patient

Du rôle du médecin : un boucher ? Un guerrier ? Un enseignant ? Un instrument ? Un artiste ? Un philosophe ?

Saviez-vous que Docteur vient du latin Docere qui signifie enseigner ? Ainsi je vous invite à dire à votre docteur que s’il utilise un langage compliqué et verbeux ne vous permettant pas de comprendre ce dont il s’agit, vous êtes en droit de ne plus l’appeler Docteur.

II) L’Amour de la Vie

  • Ce cœur qui perçoit

Du rôle du cœur (physiquement et symboliquement) dans la maladie et la guérison, du cœur comme siège de la conscience et des émotions.

  • Ce ventre qui ressent

Depuis les origines de l’humanité jusqu’en ces derniers siècles on a cru que la sensation était perçue au point même où on l’éprouvait ou que la maladie était originaire de là où elle s’était logée et qu’il suffisait de traiter le siège pour la résoudre. Pourtant, la sphère digestive est souvent la où les choses se somatisent et se développent.

Détail du concept d’Agni et d’Ama en médecine Ayurvédique, détail du concept de Feu digestif en médecine chinoise. Découvertes modernes, et déviances.

  • L’amour de soi

Oser être soi pour briser l’auto-sabotage et l’autodestruction.

Être en amour avec ce qui est.

  • Redéfinir ‘maladie’ et ‘santé’ : Un désordre ordonné

De la signification initiatique de la maladie : non une punition divine, non une malchance.

Tout dans notre vie est d’apparence duelle : jour & nuit, veille & sommeil, repos & activité, yin & yang, male & femelle, Jelal/Jemam ( perse ), Jalal/Jamal ( Arabe) , Shiva/Shakti (Inde), Yin/Yang(Chine), Actif & Passif, Apogée & déclin…à l’infini, et entre deux pôles la vie se tient là, en équilibre, dans un chaos ordonné.

III) L’Amour de la Nature

  • Tout a sa grâce

« Vasudeva kutumbakam » le monde est une famille.

Sous l’œil réductionniste de notre science moderne,  qui cherche à tout classifier, cataloguer, disséquer, nous avons passé la Nature. Nous avons tenté de voir la nutrition sous forme de calories, d’indice glycémique, de protéines, lipides, glucides, d’A.G.E , et plus récemment, de taux vitaminique ou encore ORAC  découlant par la même sous une nouvelle catégorie : « les SuperAliments ».

Pourtant, Jivak, le physicien de Buddha nous le démontrait à travers un petit conte : tout a sa grâce.

Il demanda un jour a un de ses disciples d’aller chercher une plante qui ne servirait à rien. Il ne revint jamais.

  • L’horloge du Monde

L’horloge du monde est mathématique et intuitive. Elle nous invite à vivre au rythme de la nature et des saisons et c’est invitation est gage de sante et de longévité.

L’occident recherche souvent une « detox » rapide, une pilule miracle, quelque chose qui résoudrait tout très vite, compensant des années de problèmes, d’alimentation et style de vie impropre. Cette approche brusque et brutale ne fait pourtant souvent qu’aggraver les troubles quels qu’ils soient. L’homme est un résumé de la Nature, et des rythmes de la Nature en accord complet avec ces rythmes sur certains points, en moindre accord sur d’autres, en désaccord complet et en résistance sur quelques un créant ainsi maladie et disharmonie.

  • Tat vam Asi : Tu es Cela.

Durant nos consultations, je décris ce concept de la médecine Ayurvédique que sont les Panchamahaboothas, les 5 éléments. Il n’y a pas que la médecine Ayurvédique qui parle de ces concepts, et même jusque récemment la médecine était basée sur ces principes, ces « éléments » non dans le sens des « éléments » du tableau périodique mais au sens d’entités chimiques, énergétiques, fondamentales -que l’on assemble pour constituer un ensemble (le corps, la vie, l’univers), ayant chacune son unité mais formant ensemble un tout plus vaste : vous. Et si vous n’y croyez pas, c’est parce que, je pense, vous avez oublié que vous êtes magique. Comme un arbre à l’envers, suspendu entre Ciel et Terre.

IV) L’Amour de l’Unité

  • Élémentaire mon cher Watson

De la théorie des éléments dans les diverses médecines, historiquement et actuellement.

  • Une cellule dans une cellule

Le corps est une entité globale dont les parties ne peuvent être prises individuellement, parce qu’elles travaillent ensemble en interdépendance. Pas même une seule cellule ne peut fonctionner par elle-même sans communiquer ; similairement, si un organe est affaibli ou déséquilibré, c’est toute la chaine qui s’en ressent. Le corps humain est si complexe que de vouloir le délimiter est artificiel et doit être abandonné. Par grossissement, la cellule est aussi notre environnement et la société dans laquelle nous vivons.

V) L’Amour de l’Unicité

Unité de veux pas dire uniformité.

  • Une âme vêtue d’air

Du rôle de l’âme, de l’esprit, de l’histoire unique de la personne dans toute démarche de santé

De l’importance du chant, de l’art, de la danse, de l’expression corporelle ou spirituelle –de soi- dans le retour à la vie.

« Le rire et les larmes, les mouvements de contraction ou de dilatation du cœur et des gros vaisseaux dérivent de nos images et vies intérieures personnelles. »

  • Vous êtes unique

De l’importance d’établir un diagnostic et une ligne de traitement prenant en compte la nature et l’état de manière individuelle

Introduction à Prakriti et Vikriti, ces deux concepts de la médecine traditionnelle indienne et leur corrélation avec la science contemporaine

Tentatives modernes de classifications ( somatotype, groupe sanguin, etc.) et écueils de l’approche généralisante ou réductionniste.

  • L’Art de l’application

Approche clinique et pratique d’une méthode de diagnostic intégrative

Du rôle de la lecture du pouls, de l’observation du teint, des yeux, des selles, des urines, etc.

De l’importance d’une écoute subtile

 

Le livre est déjà avancé dans l’écriture et promis à être édité dans une grande maison d’édition, avec un sortie espérée printemps 2020.


 Un mot sur l’Ayurvéda

L’Ayurvéda est un système médicinal scientifique complet indigène en Inde. Le terme Ayurvéda signifie «connaissance de la vie». Ce système comprend huit grandes subdivisions cliniques – Kayacikitsa (médecine interne), Salya Tantra (chirurgie), Salakya (maladies d’origine supra-claviculaire), Kaumarabhrtya (pédiatrie, obstétrique et gynécologie), Bhutavidya (psychiatrie), Agada Tantra (toxicologie), Rasayana Tantra (rajeunissement et gériatrie), Vajikarana (aphrodisiologie et eugénisme).  Se trouvent en Inde également :
-la médecine Siddha : l’alchimie chinoise, le taoïsme et la patrologie taoïste sont considérés comme une source principale d’inspiration pour l’alchimie de cette médecine et bien que celui-ci ressemble à l’Ayurveda à de nombreux égards, il a sa propre philosophie et concept, son approche holistique et ses mesures axées sur le mode de vie.
-la médecine Unani : fusion du système médicinal traditionnel contemporain en Égypte, en Syrie, en Iran, en Irak, en Chine, en Inde et dans plusieurs autres pays de l’Est.
-la médecine Amchi ou Sowa-Rigpa : autre ancien système médicinal traditionnel bien documenté, populaire au Tibet, en Mongolie, au Népal, au Bhoutan, dans la région himalayenne de l’Inde, dans certaines parties de la Chine et de l’ex-Union soviétique. Amchi a une similitude étroite avec l’Ayurvéda, bien que l’influence de la médecine traditionnelle chinoise et du folklore tibétain ait également été observée dans ce système.

La iatrogénèse est l’ensemble des conséquences néfastes sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiqué ou prescrit par un professionnel de santé habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé. Une maladie, un état, un effet secondaire, etc., sont dits iatrogènes

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