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SOYEZ AVEC VOUS, REJOIGNEZ LA PÉTITION

 

“La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé”,

disait l’écrivain visionnaire Aldous Huxley.

En effet, avec toutes nos inventions que l’on nomme progrès, sommes-nous réellement dans une vie plus sûre ? Plus confortable ? Plus vivante ? Plus élevée ? Plus libre ? Plus paisible ?

Aujourd’hui nous est offerte une opportunité sans pareille de redéfinir la médecine.

En dépit des progrès incroyables de la science moderne, de la technologie et de la médecine allopathique, nous sommes incapables de fournir des soins de santé et de qualité à tous. Or à mon sens, ce qui n’est pas accessible à tous ne peut être ni révolutionnaire, ni salvateur.

La science médicale, malgré tant de réalisations et de progrès, se trouve difficile d’atteindre tous les peuples et de faire face aux maladies et aux désordres qui ne cessent d’augmenter. Pourtant, la majorité de la population mondiale, principalement dans les pays en développement et sous-développés, n’a pas accès à la médecine moderne et dépend des systèmes de médecine traditionnels / alternatifs ou complémentaires éprouvés, beaucoup de ces systèmes étant beaucoup plus anciens que la sagesse médicale allopathique.

Des milliers de thérapies se battent de nos jours dans une quête ridicule. Notre médecine scientifique, certes de plus en plus consciente, se concentre sur la guérison des maladies et néglige le maintien d’une bonne santé. Le patient est devenu un objet, un assemblage de parties dissociées et dissonantes. La personnalité et la psyché du patient est négligée ou reléguée au domaine de la psychologie ou de la psychiatrie qui souvent a du mal à offrir une aide réelle et l’histoire du patient est réduite à l’histoire de la maladie.

L’expérimentation, les statistiques et la pensée causale sont devenues la base de la recherche médicale. Une préoccupation cartésienne pour la structure et les fonctions mécanistes selon des règles discutables mais non discutées et des explications peu satisfaisantes, réductrices et aliénantes de la maladie sont érigées comme sentences. La diététique a perdu son sens plus large ou anthropologique et en est venue à se référer simplement à la consommation de nourriture et de boisson sur laquelle personne ne s’accorde vraiment, ou durablement. Quand autrefois cette approche était la pierre angulaire de l’art de la guérison et impliquait tout un style de vie.

Mais doucement, la médecine retrouve l’importance des circonstances individuelles et sociales dans la santé et la personne redevient sujet en place d’objet. La maladie commence à trouver une signification en place d’une cause et celle-ci devient pluricausale. Les influences cosmiques retrouvent une dimension vers laquelle de nombreuses personnes se tournent et, ressuscitée du matérialisme, l’âme retrouve aussi une place centrale dans l’approche. Entre le rejet de l’alimentation industrielle ayant conduit à l’autre bout de l’échelle a l’orthorexie, entre la perte de confiance totale en la médecine et l’automédication et expérimentation dangereuse de multiples approches alternatives dé-raisonnées, l’équilibre se cherche.

Dans cette médecine intégrative à venir, et se basant sur les sagesses ancestrales et le bon sens, il conviendra d’encourager la vie plutôt que de combattre la maladie, ou de se combattre ensemble. Les plus grands accomplissements, les beautés de l’humanité, les plus grandes œuvres sont-elles basées sur la haine…ou sur l’amour ? Regardons où nous sommes arrivés en basant notre « évolution » sur la destruction. Nous mettons toute notre énergie à combattre et non à aimer. Observez attentivement le champ lexical de la guerre utilisé outrancièrement par la médecine moderne : « lutte contre le cancer », « campagne contre le sida », « éradiquer la maladie», « menace du cholestérol », « stratégies et protocoles », « bombardement aux rayons », « tuer les cellules », « anti-biotique » (litt. « contre la vie »). Ainsi, selon cette perspective générale, les personnes contemporaines associent la maladie aux interprétations suivantes: défi, ennemi, punition, faiblesse, soulagement, stratégie, perte ou dommage, et  et se retrouvent perdues, apeurées. Cela ne saurait continuer ainsi, car c’est tout aussi destructeur que la maladie elle-même.

L’OMS est à l’écoute et a élaboré et lancé la «Stratégie de médecine traditionnelle pour 2014-2023» en insistant sur l’intégration des médecines traditionnelles et complémentaires pour promouvoir la santé universelle et garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité de ces médicaments.  Les dossiers de l’OMS détaillent de manière très pertinente et pointue les cursus de formation en terme de critères et de contenu pour l’ostéopathie, la naturopathie, l’Ayurvéda et de nombreux autres, qui à terme, devraient servir de fondation ou de standard pour normaliser ou réguler cette énormité qu’est l’appellation « médecine alternative/complémentaire » et ce qu’elle englobe.

À l’heure où les scandales pharmaceutiques se multiplient,  où la science moderne semble souvent mener à une impasse, à  l’heure des tribunes sur la Fakemed ciblant les médecines ancestrales, l’acupuncture, l’homéopathie, en ces temps modernes où les maladies dûes à notre mode de vie occidental se généralisent, où les gens se questionnent de plus en plus sur comment reprendre leur santé en main, où de plus en plus de gens se tournent vers les médecines naturelles et alternatives tout en manquant souvent d’un discours solide et scientifique ; il m’a semblé que ce projet prenait tout son sens.

La commercialisation du Yoga, la commercialisation de l’Ayurvéda, la commercialisation des sagesses ancestrales chinoises, indiennes et autres, leur marginalisation sous couvert de « charlatanisme » ou d’ « ésotérisme », de manque d’efficacité ou de « preuves scientifiques » est une grande problématique actuelle. Elle amène de la confusion auprès des populations en détournant le propos originel et elle génère une vision faussée auprès du public médical.

Pourtant, ceux d’entre nous qui ont été enseignés dans une certaine tradition, ceux qui ont assez de cette médecine froide et technique qui ne suppléante pas la misère humaine physique et psychologique qu’elle tente de masquer, ceux qui ne veulent plus être enfermés dans un système mais prendre la richesse, la diversité et l’authenticité des médecines du monde, ceux qui ont assez de la course à la santé et la peur de la maladie, ceux qui ont assez des médicaments qui ne soignent rien et ne pallient qu’aux symptômes tout en étant iatrogéniques, ceux qui sont las des miracles professés par des alternatives débilitantes, -tous ceux-là : sont déjà au travail.

Et vous attendent.

Nos espérances :

·        Redéfinir la médecine: La pratique de la médecine intégrative devrait être basée sur des définitions distinctes, devrait être éclairée par des preuves et évoluer à partir de lignes directrices élaborées par des experts de la médecine conventionnelle et complémentaire. Réguler et redéfinir les médecines « alternatives » devenues « pseudoscience » ou même « charlatanisme » en forçant une démarche factuelle c’est à dire l’utilisation consciencieuse, explicite, judicieuse et raisonnable avec une vraie recherche documentaire ouverte et efficace, et l’application de règles et critères dans l’évaluation. Redéfinir l’appellation et classification « médecines parallèles » pour rassembler et réguler l’ensemble des médecines sous une « intégrative » en cessant le clivage et l’opposition.

·        Promouvoir l’Éducation: Les leaders universitaires et les responsables de la santé devraient permettre aux futurs praticiens de posséder les connaissances et les compétences nécessaires pour comprendre comment la médecine intégrative peut être intégrée aux soins conventionnels pour améliorer la santé du public. Par conséquent, il est essentiel de partager les meilleures pratiques sur la façon de créer des opportunités curriculaires solides pour les étudiants en médecine à l’expérience de l’enseignement systématique des principes, des forces et des limites de la médecine intégrative. Élargir les connaissances des universitaires dans leurs cursus diplômants en médecine en intégrant des heures de formation et de découverte sur les médecines du monde entier avec des études comparatives des systèmes et approches dans une ouverture rigoureuse et proposer des formations parallèles reconnues pour ceux qui souhaitent se spécialiser. Enrichir la médecine moderne par les médecines ancestrales et orientales tout en conservant une approche critique reconnaissante des limites et apports des uns et des autres.
·        Mais également, mettre l’accent sur l’éducation et la prévention auprès du grand public. Organiser des rencontres et échanges entre hôpitaux/structures et différents praticiens et leurs approches au niveau local afin d’élargir les possibilités de traitement, offrir aux patients différentes perspectives et travailler main dans la main.

·        Reconnaissance des systèmes de guérison traditionnels (médecines alternatives/ancestrales) : Les pratiques de guérison traditionnelles sont une partie importante et souvent sous-estimée des soins de santé. Elles se trouvent dans presque tous les pays du monde et la demande pour ses services augmente. La recherche contribuant à la prise de décision fondée sur des données probantes est impérative pour développer une approche cohésive et intégrative des soins de santé qui permet aux gouvernements, aux professionnels de la santé et, surtout, à ceux qui utilisent les services de santé, d’y accéder de façon sécuritaire et respectueuse. Favoriser un accès plus libre à la gamme des soins de santé en médecine intégrative et surtout parole plus libre, avec transparence, écoute et collaboration de leur médecin. Forcer le gouvernement à protéger le droit des patients à décider de la nature des traitements qu’ils désirent (médecine conventionnelle et/ou complémentaire) et la possibilité pour les médecins d’accompagner leurs patients dans leurs choix thérapeutiques sans danger de préjudices. Une meilleure clarté et accessibilité à l’ensemble des soins thérapeutiques de la « Santé Intégrative ».

·        Science et conscience : Réhabiliter le patient comme sujet et non objet. Réintégrer la personne et le vivant au cœur de toute démarche alliant conscience et science au-delà des raisonnements logiques, cartésiens et matérialistes. Reconnaitre et intégrer les arts et l’expression (musique, arts visuels, écriture, chant, danse, etc.) à des interventions thérapeutiques intégratives pour atteindre une santé et une guérison optimales. Mettre en place un nouveau système de diagnostic et d’écoute plus « holistique ».

Dans cette optique, la pétition signée vise à terme à être remise officiellement au Gouvernement et aux différents grands acteurs (Haute Autorité de Santé, OMS, Grandes universités, etc.) ayant influence dans le domaine, en Francophonie et ailleurs.

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